Euronext Ipo 2020 Bruxelles Grecque

Euronext ipo 2020 bruxelles grecque

Mercredi 18 décembre 2013

| Numéro 228 | Créé en 1950 | Vendu en kiosques et par abonnement |

Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,00 EUR

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Rédacteur en chef: François Schaller

RÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE AUX ÉTATS-UNIS

La production proche des niveaux records

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JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE

SMI 7830.98 7880 7860 7840 7820

DOW JONES 15875.26 15900 15860 15820 15780

-0.32%

-0.06%

MIGRATIONS PENDULAIRES EN SUISSE

La croissance mondiale va vers davantage d’équilibre RÉINDUSTRIALISATION.

Le phénomène n’en est qu’à ses débuts mais devient un vrai thème d’investissement.

Boîte noire pour la Confédération

SÉBASTIEN RUCHE PAGE 3

GENÈVE MALGRÉ SA CRISE BANCAIRE

Surperformance conjoncturelle PAGE 7

STARTUP SMARTCOCKPIT (LOGICIELS)

Trajectoire assez spectaculaire PAGE 5

ACQUISITIONS DANS LE PRIVATE BANKING

Les évaluations au plus bas PAGE 11

SYNGENTA AUX ÉTATS-UNIS (AGROCHIMIE)

Les produits frais abandonnés PAGE 5

Tata rapatrie l’essentiel de la production Jaguar en Angleterre.

Caterpillar, Ford ou General Electric déplacent des capacités de production d’Asie vers les Etats-Unis. La réindustrialisation des pays développés doit assurer la transition vers un nouvel équilibre de la croissance mondiale, qui bénéficiera tant à l’Occident qu’aux pays émergents. A condition que les défis qui se présentent pour 2014 soient affrontés et résolus. Le modèle précédent, qui reposait

d’un côté sur la Chine en usine du monde tournée vers les exportations et, de l’autre, sur l’Europe et les Etats-Unis achetant le Made in China en s’endettant, s’est enrayé en 2008.

Pour en sortir définitivement, l’économie mondiale a déjà commencé à évoluer vers un double rééquilibrage. Les pays dits développés doivent se réindustrialiser et les émergents baser leur croissance sur leur demande domestique.

Les premiers favoriseront l’emploi et soigneront leur balance commerciale; les seconds corrigeront les dés-

équilibres de leurs économies, apaiseront les tensions sociales et stimuleront l’épargne. Cette transition prendra certainement une décennie. Un premier bilan après cinq ans montre que «le plus dur a été fait, mais ce qui est à venir est le plus laborieux», résume Samy Chaar, de Lombard Odier & Cie à Genève, qui a placé la thématique de la réindustrialisation au cœur de l’allocation d’actifs.

Selon lui, le mouvement vers une nouvelle croissance aura besoin de soutien sur trois niveaux l’an prochain. «Le premier risque qui menace

cette transition est d’ordre monétaire. La situation économique s’améliore mais reste en-deçà de la moyenne historique: les niveaux de dette sont élevés et il est important de contrôler le coût du capital.». La zone euro aura toujours besoin d’un important soutien monétaire l’an prochain, tandis que les Etats-Unis ont surtout besoin de clarifications sur l’évolution du QE.

«Si le tapering se réalise après janvier, il devra être plus important, ce qui pourrait créer un choc sur le coût du capital à long terme.» SUITE PAGE 13

CONTRÔLE TOTAL DE LAFUMA PAR CALIDA

Importante décision vendredi PAGE 5

RADIO ROMANDE À LAUSANNE (RTS)

Transfert sur le site de l’EPFL PAGE 5

LE POTENTIEL DES COTATIONS ITALIENNES

Moncler devient un cas d’école PAGE 10

L’horlogerie transfrontalière

PRÉDICTIONS OUTRAGEUSES DE SAXO BANK

L’Europe en voie de soviétisation?

STEEN JAKOBSEN. L’économiste bancaire le plus pessimiste du monde ne s’est pas trompé que sur un point l’an dernier. Et il y a peu de chance d’être déçu de ses anticipations 2014. PAGE 12 ÉDITORIAL PHILIPPE REY

Quand les coopératives Cette affaire n’est brouillent les valeurs et Migros débordent pas une fatalité Coop avec succès le cadre

Nicolas Brunner Responsable Clientèle Commerciale Genève

«Besoin d’un coup de main?» www.cic.ch

La banque de la clientèle privée et commerciale

Rarement un groupe d’assurance aura attiré autant d’assureurs dans son capital.

Il y en a cinq actuellement dans Nationale Suisse. Il y en avait six encore récemment. On assiste à la montée en puissance de Mobilière, qui se trouve aujourd’hui aux confins de la limite (20%) à ne pas franchir selon Hans Künzle, président de la direction générale (de Nationale). Aller au-delà de ce seuil serait une sorte de casus belli. La persévérance de Mobilière et le départ annoncé du directeur financier Thomas Widmer (Nationale) attisent les spéculations sur une reprise.

Le titre de la cible supposée a atteint un pic historique, bien audelà du prix que serait prêt à payer Bâloise par exemple. L’acquisition de Nationale par Mobilière aurait évidemment du sens. Le tandem deviendrait numéro deux de l’assurance choses en Suisse. Mobilière s’octroierait de nouveaux relais de croissance rentables avec les spécialités de Nationale, sur le marché domestique et à l’international sélectivement.

Tout en diversifiant le portefeuille d’affaires qui est fortement axé autour d’assurances de masse où les tarifs davantage que la marque s’avèrent déterminants.

N’étant pas coté, Mobilière fait participer ses clients aux résultats, une latitude que n’ont pas ses concurrent (qui doivent distribuer des dividendes convaincants). Finalement, Mobilière et National ne sont pas, ou plus exposés au secteur de l’assurance vie collective s’agissant de l’épargne. En vendant ses affaires LPP à Swiss Life, Nationale a libéré du capital et amélioré nettement sa marge de solvabilité.

Celle de Mobilière est la plus élevée en Suisse, avec Vaudoise (autre mutuelle). Etc, etc... L’objectif est cependant encore loin, même si un processus de séduction est engagé par Mobilière. Premier obstacle: la limitation par Nationale des droits de vote à 5% des titres. Mais c’est le second qui est fondamental: la perte d’indépendance n’apparaît nullement comme une fatalité pour Nationale. Au contraire, le groupe semble encore avoir toute sa place, même s’il doit toujours sortir de ses affaires de masse à l’étranger (où il est confronté à un insurmontable problème de taille).

Les opérateurs de niche ont une utilité sur le marché suisse, et leurs chances de se développer au-delà ne sont pas négligeables.

des principes mutualistes. YVETTE JAGGI*

«Les coopératives rappellent à la communauté internationale qu’il est possible d’allier la viabilité économique à la responsabilité sociale». Cette déclaration prononcée en 2012 par Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, sonne bien dans le contexte de l’Année internationale des coopératives.

Mais elle ne dit rien de ce qui distingue ces dernières des entreprises constituées en sociétés de capitaux et poursuivant un objectif de maximisation du profit, sans omettre de montrer juste ce qu’il faut de sensibilité vis-à-vis de l’homme et de l’environnement.

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Or les coopératives fondent leur action sur des valeurs qui dépassent la bienséance entrepreneuriale et mettent en œuvre des principes exigeants: adhésion volontaire et ouverte à tous, pouvoir démocratique exercé par les membres, participation économique de ces coopérateurs, formation des dirigeants élus, des gestionnaires et des employés, transparence des affaires, engage-

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JULIEN LEROY.

L’horloger de Louis XV est à l’origine d’une marque pleine de potentiel (en mains du groupe Festina), dont la relance passe par une stratégie transfrontalière plutôt mal comprise. Des rumeurs de démembrement sont récemment apparues, évoquant une fermeture des activités menées à Besançon.

La direction de Festina confirme qu’il n’est pas question d’un rapatriement massif en Suisse. PAGE 5

ment envers la communauté et pour son développement durable, coopération entre coopératives au sein de structures régionales, nationales et internationales.

Même si la grande échelle fait de longue date partie de l’idéal coopératif - l’Alliance coopérative internationale s’est constituée en 1895 - les sociétés fondées sur la mutualité, la démocratie et la transparence conviennent plutôt à une économie de proximité, de circuits courts, de contacts directs entre les producteurs-fournisseurs et leur clientèle. Ces modes de fonctionnement caractérisent d’ailleurs le «tiers secteur» de l’économie sociale et solidaire, auquel on rattache communément les sociétés coopératives et autres organisations à but non lucratif ou visant une «lucrativité limitée», selon la jolie expression déjà consacrée.

Est-ce à dire que les coopératives n’aspirent pas à la croissance? Que leurs membres manquent d’ambition? Que ces entreprises se contentent d’une viabilité minimale, correctement rémunératrice pour leurs membres mais insuffisante pour financer leur propre développement?

SUITE PAGE 2 * Fondation Microcrédit Solidaire Ancienne syndique de Lausanne

FORUM

PAGE 2 mercredi 18 décembre 2013 SUITE DE LA PAGE UNE

Quand les coopératives brouillent les valeurs Il y a de tous ces freins dans l’aspiration au partage équitable et régulier héritée des Pionniers de Rochdale.

Cette philosophie généreuse ne garantit évidemment pas le succès économique sur des marchés où les coopératives se trouvent confrontées à des entreprises autrement compétitives. Et l’histoire du mouvement coopératif fournit maints exemples de sociétés et de fédérations disparues, souvent après des décennies d’activités plus ou moins rentables. Selon les pays et continents, les coopératives scolaires, artisanales, ouvrières, forestières, financières ne sont plus qu’un lointain souvenir, ranimé ici ou là par l’heur de l’innovation sociale.

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En Europe, les coopératives agricoles se maintiennent, celles d’habitation aussi. Mais les coopératives de consommation, les plus connues historiquement, ne survivent plus que localement, sauf dans les pays où elles ont la puissance d’entreprises dominantes ou quasi monopolistiques comme en Finlande ou, bien sûr, en Suisse.

Mais Coop et Migros méritent-elles encore la qualification de coopératives, elles qui certes fédèrent chacune des organisations régionales mais regroupent en outre des dizaines de sociétés et d’enseignes offrant une très large palette de produits de consommation et de services?

Leur spectaculaire succès commercial est dû à leur renoncement à l’idéal coopératif, en particulier à ses dimensions de mutualité et de proximité tout comme de gestion démocratique et participative. La remise d’une part sociale n’a plus cours chez Coop où le non refus de l’hebdomadaire maison tient lieu d’adhésion, ce qui explique le phénoménal effectif de 2.950.000 membres à fin 2012. A Migros où l’effectif des sociétaires dépasse les 2.100.000 personnes à la même date, l’adoption des comptes annuels se fait par correspondance et la carte de vote, remise dans un magasin, s’échange contre une plaque de chocolat.

Le pouvoir appartient de fait à un conseil d’administration de dix membres chez Coop et de 23 membres (dont dix externes) à Migros. Dans les deux cas, ils rapportent devant une assemblée composée de 55 délégués des six conseils régionaux chez Coop et de 111 membres représentant les dix coopératives Migros fédérées. Par-delà ces aspects formels, les deux groupes ont vécu chacun leur histoire et connu des déve-

loppements qui ont emporté leurs entreprises dans une croissance continue, tant par intégration verticale que par concentration horizontale.

Ainsi Coop, créée en 1890 et forte de 556 sociétés coopératives de consommation en 1950, s’est engagée dans un mouvement de fusions internes jusqu’à en arriver à une douzaine de sociétés puis, tout récemment, à six régions de ventes au détail et environ 2000 magasins. De son côté Migros, société anonyme créée en 1925 et transformée en coopérative en 1941, a réduit progressivement de moitié le nombre de ses coopératives régionales, fixé à dix depuis quelques années, exploitant au total environ 630 points de vente.

De 1968 à 2008, le chiffre d’affaires du groupe Migros a dépassé celui de Coop, les deux réalisant aujourd’hui ensemble des ventes au détail pour quelque 53 milliards de francs, soit pas moins d’un sixième de toute la consommation finale des ménages suisses. Toujours ensemble, les deux géants de la distribution suisse occupent plus de 160’000 personnes et investissent en moyenne plus de deux milliards de francs par an.

Ces chiffres impressionnants sont ceux de grandes entreprises dont les succès démontrent que la croissance et la rentabilité s’accommodent fort bien d’une gestion socialement responsable. Ban Ki-moon a donc raison, sauf que les deux exemples en question ne sont pas ceux de coopératives inspirées, même lointainement, par les Equitables Pionniers de Rochdale.

Car une application sérieuse des principes fondateurs de la coopérative demeure incompatible avec l’échelle d’un groupe d’entreprises à succès. Tel est le paradoxe des alternatives économiques - ou des minorités culturelles.

Si elles demeurent fidèles à elles-mêmes, elles renoncent à s’imposer. Et si elles renient une partie de leur identité, elles peuvent espérer l’emporter en passant à la vitesse supérieure.

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Constat qui appelle la question suivante: faut-il prôner la croissance et les économies d’échelle comme le veut la logique capitaliste, quitte à en payer le coût social?

Ou bien favoriser un développement plus durable et de meilleure qualité, en toute conscience du prix à payer, en temps et en argent? (YJ) Texte publié dans la Revue économique et sociale, Volume 71, décembre 2013.

SSE: rejet de l’initiative UDC et oui pour le FAIF La Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) recommande de rejeter l’initiative populaire «contre l’immigration de masse» et d’approuver le Financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF) lors des votations du 9 février 2014.

La Société Suisse des Entrepreneurs s’oppose à l’initiative «contre l’immigration de masse», car elle menace la voie bilatérale et renforce la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée. L’initiative demande que des plafonds soient fixés pour tous les étrangers y compris les frontaliers et les requérants d’asile -, ce qui irait à l’encontre du système d’admission actuel qui a fait ses preuves.

Le secteur principal de la construction serait, en particulier, confronté à une énorme bureaucratie, les citoyens de l’UE représentant plus de 50% du personnel sur les chantiers.

A l’avenir, les offices compétents de la Confédération et des cantons devraient fixer, dans le cadre d’une procédure laborieuse, le nombre de nouveaux travailleurs étrangers pouvant encore être engagés par les entreprises suisses.

– (Société suisse des entrepreneurs)

Priorité aux activités innovantes L’effort doit être continu pour maintenir le niveau des entreprises en Suisse. HENRI SCHWAMM* Le succès économique de la Suisse est en grande partie attribuable aux activités innovantes des PME.

Depuis quelque temps, son avance se réduit pourtant par rapport à quelques pays membres de l’Union européenne (UE) qui font de l’innovation leur cheval de bataille. Les classements internationaux réservent tous une place de choix à la Suisse, synonyme de place innovante.

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) va jusqu’à la qualifier de pays le plus innovant du monde.

Les experts font en général valoir quatre raisons de ce succès: le système d’éducation dual, la formation tertiaire, le réseau d’infrastructures et des institutions politiques stables. À la différence toutefois de pays tels que la Suède ou la Finlande, qui peuvent se targuer de résultats comparables, la Suisse ne dispose pas de grandes agences publiques d’aide à l’innovation ni de programmes d’envergure de

promotion de la recherche.

La promotion classique de l’innovation et de la recherche se limite à la Commission pour la technologie et l’innovation (CTI) et aux programmes du Fonds national suisse. Deux bons tiers de toutes les dépenses de recherche et de développement sont pris en charge par le privé.

Les entreprises représentent donc le socle essentiel des activités suisses en faveur de l’innovation. Si l’on en croit le monitoring que la Konjunkturforschungsstelle (KOF) de l’EPFZ effectue depuis 1990 pour le compte du Seco, aucun des secteurs économiques - industrie, construction ou services ne considère que les moyens publics mis à la disposition de la recherche et de l’innovation sont insuffisants.

Selon les quelque 2300 entreprises ayant répondu à l’enquête de la KOF, le peu d’aide publique consentie ne constitue pas un obstacle à l’innovation. Ce n’était pas encore le cas dans les années 1990 et même au début de cette décennie. Reste qu’en comparaison internationale, la promotion publique est aujourd’hui plutôt réservée. Beaucoup plus important pour le succès de la place innovante helvé-

tique est le mix avantageux des grandes entreprises multinationales d’une part qui, grâce à leurs importantes dépenses de R&D, génèrent dans le monde entier de nouvelles technologies et, d’autre part, des PME innovantes.

Une comparaison des résultats SuisseUE sur la base des enquêtes de la KOF et de la Commission européenne montre que les entreprises suisses de moins de 250 collaborateurs sont plus innovantes que leurs concurrentes dans l’UE. C’est vrai surtout pour l’industrie, mais cela vaut aussi le plus souvent pour les services.

Nombreuses sont les PME suisses qui réussissent à imposer leurs produits hautement technologiques sur le marché mondial. On reproche souvent à la Suisse d’avoir du mal à transformer ses nombreux brevets en produits adaptés aux besoins du marché. Pour la KOF, cette critique n’est pas recevable. Les entreprises dont le chiffre d’affaires comporte une large part de produits innovants occupent des places de choix dans les classements internationaux.

Contrairement à ce que l’on pouvait craindre, les entreprises suisses n’ont pas réduit leurs dépenses de R&D pendant la récente

Pour une réforme financièrement supportable Les grands principes de la Stratégie énergétique 2050 ont été acceptés sans grandes discussions.

Il faut pourtant bien réfléchir aux choix à effectuer. Etes-vous prêts à payer 29 centimes de plus par litre d’essence, en plus des suppléments qui seront bientôt nécessaires pour financer l’adaptation des infrastructures routières? Etesvous prêts à assumer un triplement de la taxe CO2 sur les combustibles, donc un renchérissement substantiel des frais de chauffage?

Etesvous disposés à voir le prix de l’électricité augmenter lui aussi? Voilà les questions concrètes qui se posent si l’on veut mettre en œuvre la «Stratégie énergétique 2050» dont les grands principes ont été acceptés jusqu’ici sans trop de discussions.

Cette stratégie découle, il faut le rappeler, non seulement de la peur du réchauffement climatique, mais aussi et surtout de la décision d’abandonner précipitamment l’exploitation de nos centrales nucléaires.

Cela signifie remplacer rapidement 40% de notre production électrique, face à une demande en hausse. Faute de remède miracle, il va falloir produire autrement et consommer moins. Pour produire autrement, inutile de compter sur un développement assez rapide de l’énergie solaire ou éolienne: il faudra surtout de nouvelles centrales à gaz. Quant à consommer moins, c’est le but poursuivi par la réforme fiscale écologique mise en consultation ces derniers mois, et qui propose un renchérissement massif de l’énergie.

D’où les questions posées plus haut. La volonté de remplacer l’actuelle politique de subventionnement par un système de taxes incitatives redistribuées ou compensées - réforme «fiscalement neutre» - mérite d’être soutenue dans son principe. C’est dans son ampleur et dans ses mo-

dalités de mise en œuvre que le projet actuel est inacceptable. En particulier, les scénarios proposés amèneraient à désavantager globalement les secteurs économiques grands consommateurs d’énergie, qui paieraient des montants colossaux dont la compensation profiterait surtout aux entreprises d’autres secteurs.

Post-Print

En d’autres termes, on massacrerait l’industrie helvétique au profit du secteur tertiaire; le phénomène serait renforcé par la probabilité que la Suisse fasse cavalier seul en introduisant des taxes aussi élevées. On aboutirait alors à des délocalisations, pas à des économies. Quant à la perspective d’une lourde taxe sur les carburants, envisagée dans un des scénarios, elle aurait des conséquences tout aussi absurdes: les taxes actuelles sont déjà lourdes et elles devront encore être relevées pour financer le développement des infrastructures de transport.

Si l’on y ajoute une taxation écologique, le prix sera tel que de très nombreux Suisses préféreront aller faire le plein au-delà de la frontière. Plutôt qu’une baisse de la consommation, on verra alors surtout se tarir les recettes destinées au financement des projets routiers. Pour que la réforme fiscale écologique ait une chance d’aboutir, il importe que son coût reste supportable pour les citoyens et les entreprises.

Cela implique principalement de revoir à la baisse les objectifs en matière d’économies d’énergie.

Archives du mercredi 9 avril :

PIERRE-GABRIEL BIERI Centre patronal

LES OBJECTIFS EN MATIÈRE D’ÉCONOMIES D’ÉNERGIE DOIVENT ÊTRE REVUS À LA BAISSE. SINON LA RÉFORME FISCALE ÉCOLOGIQUE VA S’AVÉRER PARTICULIÈREMENT NÉGATIVE POUR LES CITOYENS ET LES ENTREPRISES.

crise financière. Malgré les contraintes considérables au nombre desquelles il faut mentionner le franc fort, les dépenses au titre de l’innovation sont restées à peu de choses près les mêmes entre 2009 et 2011. Ce qui a permis de conserver le savoir-faire et les compétences dont le remplacement revient très cher.

La crise n’en a pas moins laissé des traces.

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La part des entreprises qui ont réalisé des innovations entre 2009 et 2011 a régressé. Le pourcentage de produits innovants dans les chiffres d’affaires a reculé.

La Suisse n’a donc pas le loisir de se reposer sur ses lauriers. Sa supériorité par rapport aux pays de l’UE les plus innovants (Finlande, Belgique) n’est plus évidente.

Elle fait même moins bien que le Danemark. Elle a relâché ses efforts en matière de R&D. Les entrepreneurs suisses expliquent que les coûts d’innovation sont particulièrement élevés et que les spécialistes manquent souvent à l’appel.

Nul doute qu’il leur faudra redoubler d’efforts s’ils veulent conserver, à plus long terme, les premiers rangs dans le palmarès mondial. * Université de Genève

Immigration: la vaste tromperie Les adversaires de l’initiative populaire «contre l’immigration de masse» ont répété hier leurs enjolivements et déclarations trompeuses.

Même le Conseil fédéral a dû admettre récemment que de plus en plus de personnes viennent en Suisse sans contrat de travail et que l’assurance-chômage suisse doit payer dès le premier jour si l’immigrant a travaillé au préalable pendant 12 mois dans n’importe quel pays UE. Les réponses du Conseil fédéral aux interventions et questions des conseillères nationales sont parfaitement claires. Les déclarations faites par des adversaires de l’initiative «contre l’immigration de masse», qui font référence à des chiffres et comparaisons arbitraires de périodes, sont tout aussi trompeuses.

La réalité est que, par exemple, le produit intérieur brut par habitant n’a pas augmenté depuis l’introduction de la complète libre circulation des personnes en 2007 (malgré l’ouverture de nouveaux marchés dans l’UE).

C’est pure mensonge aussi que d’affirmer que les citoyens UE ne sont pas plus souvent au chômage que les Suisses: fin novembre 2013, le taux de chômage était de 5,5% chez les citoyens UE contre 2,3% chez les Suisses.

Les adversaires de l’initiative évitent soigneusement d’aborder les problèmes réels posés par l’immigration de masse. Ils préfèrent évoquer les accords bilatéraux et menacer le peuple. Pourtant, l’initiative «contre l’immigration de masse» ne veut ni un gel complet de l’immigration, ni une résiliation des accords bilatéraux avec l’Union européenne (UE).

Elle donne en revanche au Conseil fédéral le mandat de rouvrir des négociations avec l’UE sur la libre circulation des personnes. – (UDC Suisse)

SUISSE

mercredi 18 décembre 2013 PAGE 3

SUISSE AVS: la gauche et les syndicats déposent l’initiative Les Suisses devraient être appelés à voter sur une hausse de 10% des rentes AVS. La gauche et les syndicats ont déposé hier leur initiative «AVSplus» munie de 112.114 signatures. Ce texte se veut une réponse à la réforme des retraites lancée par Alain Berset.

Les initiants, Union syndicale suisse (USS) en tête, reprochent au ministre des affaires sociales de remettre en cause l’indexation des rentes AVS au renchérissement et de prévoir une baisse de taux de conversion LPP. Certes l’approche globale – liant assurance vieillesse et 2e pilier – est bonne, mais le projet doit être fortement corrigé sur le fond, a estimé le président de l’USS Paul Rechsteiner.

Pour maintenir le niveau total des rentes, le Conseil fédéral propose de payer plus de cotisations pour la prévoyance professionnelle, un surcoût qui se fera sur le dos des travailleurs à bas revenus. – (ats)

AIDE SOCIALE: les assistés toujours plus nombreux Le nombre de personnes dépendantes de l’aide sociale a encore progressé en 2012: la barre des 250.000 bénéficiaires a été franchie pour la première fois, en hausse de 14.200 personnes ou 6%, selon les chiffres publiés mardi par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

La hausse dépasse 10% dans certains cantons. Le taux d’aide sociale au niveau national augmente pour la première fois depuis trois ans. La hausse est de 0,1 et le taux s’élève désormais à 3,1%.

La progression est due en grande partie au transfert à l’aide sociale, dans le canton de Genève, de la prestation cantonale d’aide aux chômeurs. A elle seule, cette fusion a généré une hausse de 3200 cas. – (ats)

BUDGET: le Grand Conseil vaudois coupe 29 postes Le Grand Conseil vaudois a maintenu mardi sa coupe de 29 nouveaux postes au vote final du budget 2014.

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La majorité de droite du Parlement a souhaité envoyer un «message fort» au Conseil d’Etat à majorité de gauche pour limiter la hausse des effectifs de la fonction publique. Ces 29 nouveaux postes, prévus à durée indéterminée dans le projet de budget du Conseil d’Etat, avaient été transformés en postes à durée déterminée lors du premier débat.

Ils avaient ensuite été purement et simplement supprimés en deuxième débat.

Fogo de chao stock ipo

Lors de l’ultime débat mardi, les députés ne pouvaient choisir qu’entre le maintien et la suppression de ces postes provisoires.

Insensibles à cette proposition, les députés ont tracé les 29 postes par 76 voix contre 68 et 2 abstentions. – (ats)

Migrations mobiles RECHERCHE. La Confédération veut saisir les implications de la libre circulation. PIERRE BESSARD

Depuis une dizaine d’années, l’immigration en Suisse n’a pas seulement fortement augmenté, elle a fondamentalement changé: l’immigration de longue durée, visant un établissement définitif sur le territoire, a laissé la place à des migrations répondant aux besoins des marchés au niveau national comme international.

Cela se traduit par une mobilité beaucoup plus élevée de personnes souvent très qualifiées. Quelles en sont les implications? Dans un contexte où deux initiatives populaires («contre l’immigration de masse» et «Ecopop») cherchent à réintroduire des carcans bureaucratiques à la liberté relative des Européens de s’établir en Suisse, le Département fédéral de l’économie et de la recherche a attribué 17 millions de francs pour les quatre prochaines années à un programme devant en élucider les conséquences sur la société, l’Etat et le monde de l’économie.

Le projet interdisciplinaire, intitulé «On the Move», entend poser les bases d’une discussion po-

litique grâce à une perspective socio-économique élargie.

«Nous voulons produire des connaissances pour aboutir à des solutions meilleures», a relevé Gianni D’Amato, directeur du Swiss Forum for Migration and Population Studies de l’Université de Neuchâtel, qui dirige ce programme. La situation migratoire actuelle, qui découle sur le plan juridique de l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne, est très complexe, sans que ses particularités soient nécessairement connues. Sa remise en question politique semble en montrer les limites.

«La solution de marché qui domine actuellement et se caractérise par une intervention limitée de l’Etat risque de conduire à une crise de légitimité du système politique et à un déficit de démocratie», constate l’aperçu du projet, qui semble résolument critique envers les retombées de telles migrations «mobiles» sur les relations qu’entretiennent l’Etat, les entreprises et les citoyens. Ce programme fait partie des huit nouveaux pôles de recherche na-

tionaux annoncés hier, suite à une mise au concours ouverte par le Fonds national suisse il y a deux ans.

Par cet instrument, la Confédération soutient depuis douze ans des réseaux de recherche mettant en avant les approches interdisciplinaires et des démarches novatrices. Dès l’an prochain, le lancement des nouveaux pôles portera à 21 leur nombre total. En conformité à la procédure établie, le Fonds national suisse recourt à des experts internationaux pour en évaluer régulièrement l’avancement. Jusqu’ici, il en est ressorti un tableau très flatteur: les pôles de recherche nationaux permettraient non seulement d’acquérir de nouvelles connaissances, mais également de renouveler les structures de recherche au sein des universités et des écoles polytechniques.

Ils sont également supposés améliorer la répartition des tâches et la coordination entre les institutions de recherche et stimuler le transfert de savoirs et de technologies: non moins de 79 entreprises en sont d’ailleurs directement issues.

Taïwan veut récupérer les commissions FRÉGATES. Les Taïwanais ont demandé le retour des 340 millions de dollars liés au contrat français controversé. Taïwan a déposé sa demande formelle auprès de la Suisse pour récupérer 340 millions de dollars US de commissions liés au contrat controversé de frégates françaises il y a plus de 20 ans, ont rapporté hier les médias taïwanais.

Taïwan avait acheté en 1991 six frégates groupe français Thomson-CSF (Thales) sous la garantie de l’Etat français, pour un total de 2,8 milliards de dollars, un contrat qui avait tendu les relations entre Paris et Pékin. Une enquête de la justice française avait ensuite établi que Thomson-CSF avait rémunéré des intermédiaires pour remporter la vente, un procédé pourtant strictement interdit dans le contrat signé. Le montant des commissions s’élevait à quelque 400 millions de dollars, qui ont été versés sur des comptes suisses.

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SUISSE

PAGE 4 mercredi 18 décembre 2013 OC OERLIKON: crédit sur 4 à 5 ans

ABB: commande au Danemark

LANDIS+GYR: nouveau chief strategy

ALPIQ E-MOBILITY: accord

conclu à taux d’intérêt très avantageux Le groupe technologique OC Oerlikon a conclu un accord de crédit avec la Banque européenne d’investissement (BEI) d’une durée de 4 à 5 ans et portant sur 150 millions de francs.

Le niveau de l’intérêt est «très avantageux», a indiqué hier le groupe dans un communiqué. Ce crédit doit servir au financement de projets de recherche et développement.

Le groupe d’ingénierie ABB a remporté un contrat auprès de l’opérateur danois Clever pour la fourniture de 50 bornes de chargement rapide à courant continu, a-t-il annoncé hier.

Ces commandes font suite à un précédent contrat du même volume début 2013 et fait passer à une centaine le nombre de bornes livrées à Clever. Les bornes permettront de recharger les batteries de véhicules électriques dotés de la technologie CSS à charge rapide.

Le fournisseur de systèmes de mesure de l’énergie Landis+Gyr étend sa direction et nomme Roger Amhof directeur de la stratégie (chief strategy officer).

Le vice-président pour la région Amériques (Executive Vice President), Richard Mora, change de poste pour la place de directeur opérationnel (chief operating officer), indique la société mardi. Le successeur de M. Mora sera Prasanna Venkatesan, actuellement chef des services Amériques.

de coopération avec Alphabet Alpiq E-Mobility et le gestionnaire de flotte Alphabet ont conclu un accord de coopération pour la distribution et l’installation de stations de recharge destinées aux véhicules électriques de sociétés clientes.

La collaboration a pour but de créer les conditions idéales à des solutions de mobilité innovantes. A la demande d’Alphabet, Alpiq E-Mobility interviendra en qualité d’entreprise générale.

HOLCIM: plainte repoussée contre un cartel du ciment en Allemagne Le tribunal de Düsseldorf, la cour du Land de Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, a repoussé une plainte collective, portant sur un montant de 131 millions d’euros, dirigée contre plusieurs cimentiers.

La plainte reprochait aux cimentiers, parmi lesquels figure Alsen AG d’avoir constitué depuis 2003 un cartel.

BURCKHARDT: contrat obtenu en Amérique du Nord Le fabricant de compresseurs à pistons Burckhardt Compression a remporté un contrat en Amérique du Nord pour la fourniture d’un compresseur à gaz et d’un hyper-compresseur, a-t-il annoncé hier.

Aucun détail financier n’a été précisé. La commande doit être livrée au deuxième trimestre 2015.

M-WAY: dixième enseigne ouverte

U-BLOX: commande du taïwanais ATrack pour le produit AK7 Le fabricant de puces et modules pour la géolocalisation u-blox a décroché un nouveau contrat. Le taïwanais ATrack va intégrer des solutions de téléphonie mobile et GPS d’u-blox dans son appareil de géolocalisation AK7, a-t-il annoncé hier.

Le montant de la commande n’a pas été précisé.

Forte croissance prévue grâce aux smartphones AMS. L’entreprise prévoit un chiffre d’affaires en baisse pour le premier trimestre 2014. Le fabricant de semi-conducteurs Austriamicrosystems (AMS) annonce pour le quatrième trimestre un avertissement sur chiffre d’affaires, avec des ventes inférieures de 5 millions d’euros aux attentes.

Il prévoit en revanche d’améliorer sa marge EBIT. La dynamique des applications sensor pour smartphones au premier trimestre 2014 devrait par ailleurs être supérieure aux attentes, a indiqué hier la société dans un communiqué. La baisse prévue de chiffre d’affaires est à mettre au compte de retards dans la constitution du stock au sein de la chaîne de livraison d’un client dans la division Consumer.

Lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre, l’entreprise avait prévu une «nette hausse du chiffre d’affaires à 108 à 114 millions d’euros sur un an».

Pour ce qui est du bénéfice, AMS avait prévu une «hausse de la profitabilité» ainsi qu’une amélioration de 100 points de base de la marge EBIT sur un trimestre.

Désormais, AMS compte relever sa marge EBIT de 200 points de base. L’année prochaine, AMS prévoit des succès importants dans le domaine des applications smartphones en Asie notamment.

La société prévoit

une nette augmentation du chiffre d’affaires et du résultat, bien que la croissance attendue devrait être portée en particulier par les solutions sans fil et applications sensor pour smartphones. La direction d’AMS prévoit une nette croissance pour 2014, à mettre au compte en particulier des sans fil et solutions sensor pour smartphones.

La société prévoit une bonne performance dans le domaine de la reconnaissance gestuelle des applications pour smartphones en Asie. «Ces applications sont bien acceptées de nos clients et seront utilisées en premier lieu dans les smarphones high-end», a déclaré Kirk Laney, CEO, lors d’une conférence de presse mardi. Si l’application était aussi utilisée pour le marché élargi, M. Laney prévoit «un potentiel de chiffre d’affaires de plusieurs millions d’euros».

La direction ne veut toutefois pas changer ses prévisions pour le premier trimestre 2014. AMS n’a pas encore communiqué d’objectif clair pour le début de l’année. D’autres indications suivront le 4 février, lors de la publication des chiffres du premier trimestre, a déclaré le CEO.

LA BAISSE DU VOLUME EST À METTRE AU COMPTE D’UN RETARD DANS LA CONSTITUTION DU STOCK DE LIVRAISON.

Euphorie corrigée Malgré un rebond du titre de plus de 60% depuis le mois d’août, l’action du spécialiste autrichien des puces analogiques AMS, coté à Zurich, affiche encore une performance négative depuis le début de l’année et sous-performe donc nettement l’indice SPI.

Un tableau qui illustre l’évolution saccadée du secteur et son caractère cyclique, renforcé pour AMS par la portion relativement élevée de coûts fixes (production propre) de son modèle d’affaires.

Le résultat du troisième trimestre était ressorti légèrement au-dessus des attentes du consensus s’agissant du chiffre d’affaires, de la marge brute ainsi que des bénéfices opérationnel et nets. Après plusieurs reports de commandes au cours des trimestres précédents, le chiffre d’affaires 2013 s’inscrira probablement en net recul, alors que depuis 2010 le groupe affichait une forte croissance annuelle à deux chiffres, de près de 30%.

Les attentes un peu euphoriques du marché pour la marche prévisionnelle des affaires en 2014 se sont donc aussi trouvées corrigées hier mardi par AMS. Dans un métier où la visibilité plus faible ne permet pas d’extrapoler toutes les tendances positives. AMS n’en conserve pas mois de bonnes perspectives de croissance, à la faveur de son portefeuille de produits bien rempli et d’une clientèle exposée à des marchés en plein essor et diversifiés, même si les plus gros clients représentent une part importante du chiffre d’affaires.

Des perspectives qui pour l’instant sont cependant bien reflétée par le cours du titre. (Piotr Kaczor)

M-way, filiale du distributeur Migros spécialisée dans les véhicules électriques, annonce hier l’ouverture à Bienne de sa dixième enseigne en Suisse à compter de demain.

La société compte déjà des vitrines dans les grandes villes alémaniques ainsi qu’à Genève et à Lausanne. La direction assume sa stratégie de croissance rapide.

L’acquisition qui pourrait confirmer le redéploiement ASCOM. Le groupe bernois spécialisé dans les solutions de communication n’a jamais été aussi rentable qu’en 2013. CHRISTIAN AFFOLTER

Le processus de transformation d’un groupe générant des pertes malgré un chiffre d’affaires de 3,11 milliards de francs en 2001 vers une entité dégageant une marge Ebitda de 15% avec un volume inférieur à 500 millions cette année a été long.

C’est en effet plus dans l’amélioration de la rentabilité que dans le développement du chiffre d’affaires que le président exécutif d’Ascom Fritz Mumenthaler peut puiser sa confiance pour passer à une phase plus expansive. Celle-ci pourrait se traduire cette année encore par la finalisation d’une acquisition.

Tant la croissance organique qu’externe devraient contribuer à une augmentation des volumes de 5-10% pour chacune des deux prochaines années. Le groupe bernois aux deux divisions Wireless Solutions (systèmes de communication sans fil, principalement dans le domaine médical) et Network Testing (tests de fonctionnement de réseaux de télécommunication et analyse des comportements d’utilisateurs) devrait à nouveau franchir la barre des 500 millions en 2014.

Sans faire des concessions au niveau des marges toutefois. Le président exécutif Fritz Mumentha-

FRITZ MUMENTHALER. Le président exécutif du groupe croit au potentiel des deux divisions.

ler estime même au contraire que «la croissance du chiffre d’affaires est la condition pour pouvoir augmenter encore notre marge Ebitda dans une interview accordée à Cash. Notre objectif à moyen terme d’atteindre une marge Ebitda de 17-18% est certes ambitieux.

Mais nous voulons et devons croître, et nous sommes convaincus que ce potentiel existe sur le marché.» Concernant les acquisitions, le gain de parts de marché du côté Wireless Solutions est prioritaire. Certains analystes estiment néanmoins qu’une nouvelle amélioration de la rentabilité devrait passer par la cession de la division Network Testing, actuellement moins performante que Wireless Solutions.

«Je suis convaincu qu’Ascom est un bon propriétaire pour Network Testing et que nous sommes en mesure de développer ses affaires de manière op-

timale. En tant que société cotée, nous sommes toutefois obligés d’évaluer sérieusement chaque offre arrivant sur la table», a répondu Fritz Mumenthaler.

L Europe en voie de soviétisation?

Il s’attend à une année 2014 en croissance après un exercice qui devrait déjà générer un bon résultat. Répondant à la tendance des opérateurs et de l’industrie d’analyser la performance des réseaux en fonction des habitudes des utilisateurs, Ascom a développé une solution permettant de faire des simulations avec l’iPhone.

Et le groupe s’intéresse à des acquisitions précisément dans le domaine Analytics. Selon une étude de comScore MobiLens portant sur les Etats-Unis, ceux-ci ont un éventail plus large d’activités en ligne et téléchargent une quantité de données plus importante que ceux utilisant un téléphone Android. Les utilisateurs d’iPhone mettraient donc les réseaux plus fortement à l’épreuve.

Ce qui paraît en tout cas certain, c’est que les profils d’utilisation ne sont pas identiques. Les défis liés à la variété d’utilisation risquent de s’accroître avec le recours croissant à des contenus video, en streaming ou en téléchargement. L’opérateur pourrait par exemple leur accorder la priorité et garantir la capacité nécessaire à une bonne diffusion du contenu. L’im-

Fin du double mandat RIETER.

Norbert Klapper prendra la direction du groupe dès janvier. Rieter met fin au double mandat à la tête de l’entreprise. A compter du 1er janvier, Norbert Klapper prendra la direction du fabricant de machines et composants pour l’industrie textile établi à Winterthour (ZH). Il succèdera comme prévu à Erwin Stoller, lequel se concentrera sur son mandat de président du conseil d’administration. En parallèle à la direction opérationnelle du groupe, Norbert Klapper, un Allemand de 50 ans, assumera également la tête de

l’unité d’affaires des machines, Spurn Yarn Systems, a indiqué hier Rieter.

L’actuel responsable de ce secteur, Peter Gnägi, qui a demandé à être relevé de ses fonctions, quittera dans la foulée la direction générale de l’entreprise. Peter Gnägi restera cependant au service du fabricant de machines textiles zurichois, puisqu’il viendra seconder le nouveau patron du groupe pour d’importants projets stratégiques. Quant à Erwin Stoller, il abandonne la direction générale après avoir exercé en parallèle durant quatre ans le mandat de président du conseil d’administration.

Titulaire d’un diplôme d’ingénieur dans la construction de ma-

chines, Norbert Klapper, un Allemand âgé de 50 ans, dispose d’une grande expérience dans ce secteur au niveau international.

Avant de rejoindre Rieter, il a dirigé l’unité Voith Turbo, spécialisée dans le matériel ferroviaire, au sein du groupe allemand Voith, sis à Heidenheim, dans le Bade-Wurtemberg.

ERWIN STOLLER ABANDONNE LA DIRECTION GÉNÉRALE APRÈS AVOIR EXERCÉ EN PARALLÈLE LE MANDAT DE PRÉSIDENT DU BOARD.

portance des solutions offertes par Network Testing pour les opérateurs devrait donc croître.

Le président exécutif semble finalement voir la vente de la part de 26% détenue par la Banque cantonale de Zurich plutôt d’un bon œil. L’opération a pu se dérouler sans que le cours du titre n’en ait trop souffert.

Au contraire, elle a permis d’attirer de nouveaux actionnaires «confiants en notre stratégie et notre performance opérationnelle», et le groupe se retrouve aujourd’hui avec un flottant de 100%. Ces investisseurs ont peut-être aussi été convaincus par le taux de distribution élevé du bénéfice, qui avait atteint 60% en 2012.

Une application de ce taux pour l’exercice en cours, avec un résultat net attendu en hausse significative, laisse augurer d’un dividende intéressant. La décision incombe toutefois au conseil d’administration, et finalement à l’assemblée générale.

LA CROISSANCE DU CHIFFRE D’AFFAIRES EST LA CONDITION POUR POUVOIR AUGMENTER ENCORE LA MARGE EBITDA ET ATTEINDRE L’OBJECTIF DE 17-18%.

LIEBHERR: volume attendu à 9,1 milliards Le groupe Liebherr table pour l’exercice en cours 2013 sur un chiffre d’affaires stable, comme l’année précédente autour de 9,1 milliards d’euros. La conjoncture ne s’est pas améliorée en 2013, constate l’entreprise dans un communiqué publié hier. Les prévisions de croissance mondiale se montent actuellement à 3%.

Le secteur Machines de construction et Mines devrait même afficher un léger recul de son chiffre d’affaires, à 5620 millions d’euros, soit 4% de moins qu’en 2012.

Euronext ipo 2020 bruxelles grecque

Les autres secteurs devraient progresser de 8%. Le groupe a investi en 2013 à hauteur de 800 millions d’euros, ce qui représente moins que l’année précédente.

Liebherr se dit «prudemment optimiste» pour 2014, avec un chiffre d’affaires du même ordre qu’en 2013.

SUISSE

mercredi 18 décembre 2013 PAGE 5

Le profilage d’un logiciel de pilotage d’entreprises SMARTCOCKPIT. La startup basée à Carouge a débuté une phase d’internationalisation dans les pays émergents. TIAGO PIRES

«Attendre d’en savoir assez pour agir en toute lumière c’est se condamner à l’inaction». Cette citation de l’écrivain Jean Rostant à l’allure de leitmotiv met en exergue le cœur de métier de l’éditeur de logiciel de pilotage aux entreprises Smartcockpit.

Basée à Carouge-Genève, la startup met à disposition un portail améliorant la prise de décision des entrepreneurs. A ce titre, le nom de la marque est révélateur: «cockpit» indiquant le levier de pilotage et la prise d’action; «smart» faisant référence à des indicateurs smart. Ainsi, le logiciel éponyme fournit des informations aussi bien qualitatives que quantitatives comprenant l’ensemble d’une société: la stratégie entrepreneuriale, les risques sectoriels, les tendances, le volume des ventes, la commercialisation, le ressenti des clients et du personnel, le marketing, la campagne de promotion...

L’agrégation de ces informations permet d’établir des indicateurs.

LETTRE D'INFORMATION

Le logiciel présente un tableau de bord modulable auquel peuvent s’ajouter des commentaires, des fichiers de toutes sortes et des graphiques. Pour favoriser une prise de décision rapide, le cockpit est également composé d’une série de ques-

Le transfert du site de la Sallaz à l’EPFL RTS. Les locaux libérés seraient repris par le canton de Vaud.

Projet à l’étude. La Radio Télévision Suisse (RTS) devrait transférer son site de production lausannois sur le campus de l’EPFL et inauguré ses nouveaux bâtiments en 2019. L’Etat de Vaud a décidé de se porter acquéreur des locaux de la Maison de la Radio à la Sallaz. Le Conseil d’administration de la SSR et celui des Ecoles polytechniques fédérales (EPF) ont chargé leurs équipes de développer un projet concret pour approbation définitive courant 2014, ont indiqué hier le canton de Vaud et la RTS.

«Nous allons lancer rapidement un concours d’architecture. Il nous permettra de préciser les contours, la volumétrie et le coût de ce futur bâtiment», a déclaré à l’ats le directeur de la RTS Gilles Marchand.

Il est trop tôt pour articuler un chiffre, mais on peut vendre la Sallaz pour 55 millions, a-t-il expliqué. Le nouveau site de production réunira des activités de radio, multimédia et un studio de télévision.

Il sera construit sur une parcelle actuellement utilisée par l’EPFL, sur un terrain proche du Learning Center. Il comportera aussi des rédactions ainsi que les garages des cars radios et HD TV. – (ats)

SYLVAIN FELIX. Le CEO envisage à terme une levée de fonds pour remplir ses objectifs.

tions du type: suis-je rentable?, quel est l’impact de mon service marketing?, etc. Des interrogations variables selon les besoins du client.

Cette centralisation sur une seule interface permet aux décideurs d’avoir une connaissance, à la fois globale et détaillée, de l’ensemble des éléments. «En visualisant les données factuelles et les ressentis, explique le cocréateur et directeur général Sylvain Felix, les décideurs pourront dès lors mieux cibler les solutions à apporter et optimiser le temps d’action aux priorités. De plus, ils pourront consulter autant les informations que suivre les effets de l’action menée.» Développé dans le cadre d’un projet à l’Université de Genève, l’instrument de gouvernance a rapidement répondu aux attentes du marché en se positionnant spéci-

fiquement sur une niche sectorielle.

Créée en août de cette année, la start-up commercialisait déjà son logiciel avant même l’inscription de sa raison sociale au registre du commerce.

«Nous voulions d’abord atteindre un certain seuil de rentabilité, précise le directeur général, avant de créer une société.» Pour augmenter son taux de croissance, la direction a décidé de s’internationaliser. En prospectant activement les marchés européens (notamment la France, les PaysBas et l’Italie), la société s’est également tournée vers les marchés émergents: les Emirats arabes unis et la Turquie. Cette stratégie consiste à ancrer la marque dans le secteur ainsi qu’à éviter une concurrence frontale avec les éditeurs historiques.

Much more than documents.

«Pour l’instant, atténue Sylvain Felix, nous restons dans une phase de prospection. Dans le courant de l’année prochaine, nous ouvrirons probablement une antenne ailleurs. Avant, nous devons continuer à optimiser notre logiciel.» Le modèle d’affaires de Smartcockpit repose sur deux formes de revenus: l’acquisition d’une licence directement installé sur les serveurs du client ou alors la souscription de certains modules en cloud public.

La start-up com-

mercialise ses prestations à titre individuel ou par le biais de partenaires stratégiques. Ce mode opératoire permet de toucher un plus large réseau de clients dans des secteurs divers. Ainsi, le portefeuille-clients de Smartcockpit regroupe entre autres des clients institutionnels nationaux ou européens (l’Université de Genève et l’Université de Chambéry), les Services industriels de Genève (SIG), l’Office de l’assurance-invalidité pour le canton de Vaud (OAI Vaud) ainsi que les Transports publics genevois.

La direction s’engage à poursuivre l’objectif de doubler le chiffre d’affaires chaque année. Pour ce faire, un premier financement a été octroyé par la structure genevoise de soutien et de promotion aux start-up Fondetec. A terme, la direction envisage de procéder à une levée de fonds auprès d’investisseurs privés.

«LES DÉCIDEURS POURRONT MIEUX CIBLER LES SOLUTIONS ET OPTIMISER LE TEMPS D’ACTION EN VISUALISANT LES DONNÉES FACTUELLES.»

L’ajustement dans la montre bi-nationale L.LEROY.

La marque (groupe Festina) ne renonce pas à son ancrage à Besançon.

Euronext ipo 2020 bruxelles grecque

STÉPHANE GACHET ZURICH

La relance des montres L.Leroy (reprises par Festina en 2004) revêt un caractère très sensible en raison de sa double attache, en Suisse et en France.

Précisément depuis la mise en place d’une structure d’assemblage et de back office à Besançon, en 2010. Un événement local, la marque portant à elle seule tous les espoirs d’une renaissance de la haute horlogerie en Franche-Comté. Tout un symbole, qui a été ébranlé en fin de semaine dernière par une fuite écopée par l’Est Républicain et relancée en début de semaine par le blog BusinessMontres.

En cause, la crainte d’un démentellement de la structure de Besançon. Gérald Roden, président exécutif de Festina depuis juin dernier, a confirmé à L’Agefi qu’un aménagement est en cours, mais que la présence à Besançon est bel et bien maintenue. L’aménagement en question concerne pour l’essentiel l’activité d’assemblage, qui était effectuée en France et qui est recentrée chez MHVJ au Sentier,

Vallée de Joux.

Une entité centrale du groupe Festina, où tous les mouvements haut de gamme sont développés. Une entité totalement intégrée, jusqu’aux assortiments, ressort spiral compris, et disponibles aux tiers. Une décision plus pragmatique que stratégique, tous les développements destinés à L.Leroy étant déjà réalisés chez MHVJ, il était logique d’y compléter la chaîne de production et de renforcer ainsi le pôle haute horlogerie du groupe. L’alternative aurait été de déménager le bureau technique à Besançon, totalement illogique selon la direction, qui rappelle la vocation d’artisanat horloger de la marque.

En dernier argument, la direction évoque une hausse des charges, la marque étant installée en sous-location. L’opération serait peut-être passée plus inaperçue si elle ne s’accompagnait pas d’un renouvellement du management.

Olivier Müller (Omega, Villemont, Laurent Ferrier) prendra la direction de L.Leroy dès janvier prochain et remplacera Guillaume Tripet (chez Festina depuis 2002), en poste depuis 2008. Quoi qu’il en soit, l’ajustement n’est pas particulièrement massif. Quatre postes sont concernés à Besançon, dont trois ont été transférés au Sentier - où deux postes d’horloger supplémentaires ont été créés.

Le siège de la marque n’a par ailleurs subit aucun changement, puisqu’il demeure à Bienne, au siège du groupe, où il se trouve depuis l’intégration en 2004.

Euronext ipo 2020 bruxelles grecque

Gérald Roden précise que la présence en Franche-Comté conserve toute son importance stratégique, puisqu’il est toujours question d’y maintenir la préparation au contrôle chronométrique en vue d’obtenir le poinçon délivré par l’observatoire de Besançon. Il est aussi question de renforcer l’activité service aprèsvente, en regroupant plusieurs marques du groupe. En termes de stratégie, Gérald Roden confirme que la ligne dessinée par l’ancien management n’est pas remise en cause.

Au contraire, il s’agirait d’en renforcer les grands traits. En particulier l’ancrage dans la haute horlogerie, avec un renforcement du contenu horloger, en écho à la légitimité historique de la marque, dans le respect de son esprit franccomtois.

«Il est possible de faire de l’horlogerie à la Vallée de Joux tout en restant français.»

IL EST POSSIBLE DE FAIRE DE L’HORLOGERIE À LA VALLÉE DE JOUX TOUT EN RESTANT UNE MARQUE FRANÇAISE.

Le retour à la rentabilité en dépit de l’adversité INTERSPORT. Le chiffre d’affaires de l’exercice 2012/2013 s’est contracté de 5%. Malgré des ventes en repli et l’insolvabilité d’un important client, Intersport PSC a renoué avec les chiffres noirs au terme de son exercice 2012/2013, clos fin septembre.

Le spécialiste des articles de sport a dégagé un bénéfice net de 892.000 francs, contre une perte de 3,35 millions un an auparavant.

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Le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) a lui aussi retrouvé la zone bénéficiaire, s’établissant à 806.000 francs, contre une perte de 3,15 millions à fin septembre 2012, a indiqué hier Intersport PSC Holding. L’évolution favorable de la rentabilité s’explique par le fait que l’exercice précédent avait subi l’impact de charges de restructuration et de correctifs de valeur pour près de 2 millions. Le chiffre d’affaires s’est en revanche une nouvelle fois réduit, passant d’un exercice à l’autre de 211,54 à 201,07 millions de

francs, soit une contraction de 5%.

Les ventes au détail ont elles aussi diminué, à 17,2 millions, contre 20,6 millions durant l’exercice précédent. Le repli reflète l’abandon du format Budget Sport.

La baisse des ventes s’explique aussi par des affaires dans la moyenne durant la saison d’hiver, ainsi qu’une météorologie capricieuse durant le printemps, indique l’entreprise établie à Ostermundigen, près de Berne. Celle-ci ajoute avoir souffert de la baisse du niveau des prix des articles de sport et du tassement général des volumes. A l’issue de l’exercice sous revue, Intersport PSC affichait un total de bilan de 40,2 millions de francs, supérieur de 1,4 million à celui de la période précédente.

Le taux de fonds propres s’est réduit de manière marginale, passant de 73,6 à 73,2%, demeurant un gage de stabilité et de sécurité. Evoquant l’exercice en cours, Intersport PSC se veut optimiste. L’entreprise, concessionnaire et actionnaire d’Intersport International, table sur un résultat positif pour 2013/2014, sans livrer de chiffres toutefois. – (ats)

Nouvelle étape décisive pour l’offre de Calida LAFUMA. Les actionnaires vont statuer sur l’augmentation de capital vendredi. Les actionnaires du spécialiste français des équipements sportifs Lafuma se réuniront vendredi en assemblée générale extraordinaire à Paris pour voter sur les détails de l’offre publique d’achat (OPA) lancée par le groupe lucernois Calida.

Selon l’ordre du jour, les actionnaires devront notamment statuer sur l’augmentation de capital d’un montant nominal de 20 millions d’euros par émission d’actions nouvelles, avec suppression du droit préférentiel de souscription au profit de Calida, pour un prix total de souscription de 35 millions.

Le capital de Lafuma sera augmenté à 47,9 millions d’euros, contre 27,9 millions précédemment, par l’émission de 2,5 millions d’actions nouvelles de 8 euros de valeur nominale chacune.

La période de souscription court de vendredi au 31 décembre. L’Autorité française des marchés financiers (AMF) a donné le 10 décembre son feu vert à l’OPA de Calida sur Lafuma. Calida avait annoncé en octobre vouloir devenir actionnaire majoritaire de Lafuma, dont il possédait auparavant 15,27% du capital.

L’offre du groupe lucernois s’appuie sur un processus qui doit permettre à Lafuma de renforcer ses fonds propres, grâce notamment à deux augmentations de capital. A l’issue de cette augmentation de capital, Calida possèderait 50,6% du capital de Lafuma.

Syngenta cède sa filiale américaine Dulcinea Syngenta se sépare de ses affaires de produits frais aux Etats-Unis. Le groupe agrochimique bâlois cède sa filiale Dulcinea à la société américaine Pacific Trellis, une activité générant des ventes annuelles de 80 millions de dollars (plus de 70 millions de francs).

Le montant de la transaction annoncée hier par Syngenta n’est pas dévoilé. Basée en Californie, Dulcinea a été fondée en 2004 pour permettre la vente directe de mini-pastèques et de melons de marque. Quant à l’acquéreur, il est un producteur et distributeur international de produits frais domicilié aux Etats-Unis.

Syngenta contrôlait Dulcinea depuis 2005, a-t-il rappelé hier.

Le groupe rhénan s’est par ailleurs engagé à continuer de fournir des variétés de semences de mini-pastèques et de melons de marque à la société cédée. L’opération devrait être finalisée d’ici à la fin de l’exercice en cours.

«Cette cession va permettre à Syngenta de se concentrer sur l’innovation en faveur des producteurs et de la chaîne de valeur alimentaire dans notre activité légumes», a précisé le directeur opérationnel de la multinationale bâloise Davor Pisk, selon des propos rapportés par l’entreprise. – (ats)

SUISSE

PAGE 6 mercredi 18 décembre 2013 BÂLOISE: le dividende

fiable pour 2013 L’assureur Bâloise devrait verser pour l’année tirant à sa fin un dividende plus élevé qu’en 2012.

«Bâloise veut verser un dividende fiable d’un montant attractif», a indiqué son directeur général Martin Strobel dans une interview donnée à Finanz und Wirtschaft à paraître aujourd’hui. Grâce aux activités plus rentables à l’étranger et au segment «lucratif» du non vie en Suisse, «une augmentation du dividende est plus probable qu’une réduction», selon Martin Strobel.

La décision sera communiquée au printemps.

BÂLOISE: reprise des

activités de P&V La filiale luxembourgeoise de l’assureur Bâloise reprend les activités de son homologue belge P&V Assurances dans le GrandDuché, annonce le groupe rhénan mardi sans préciser le prix de l’opération. Une fois obtenu l’aval des autorités compétentes, la transaction pourrait être finalisée au cours du premier semestre de l’an prochain. Ce rachat permettrait à l’assureur bâlois de s’arroger 10% des parts de marchés dans les secteurs vie et non-vie au Luxembourg, d’après ses propres calculs.

H&S: Philippe Tschannen recruté dès janvier La filiale suisse du cabinet de conseil Heidrick & Struggles souhaite renforcer sa présence en Suisse et a embauché Philippe Tschannen, indique la société hier dans un communiqué.

M. Tschannen rejoindra le 1er janvier 2014 la division Financial Services. Auparavant, M. Tschannen a travaillé à Credit Suisse et à UBS. Il a fondé sa propre entreprise dans le domaine de la recherche de cadres. POSTFINANCE: baisse

des taux d’intérêt clients Postfinance, filiale bancaire de La Poste, revoit à la baisse ses taux d’intérêt clients sur différents comptes d’épargne, de prévoyance et en euros à partir du 1er janvier 2014, a-t-elle annoncé mardi. L’établissement justifie cette décision par «la persistance à un niveau historiquement faible des taux d’intérêt sur les marchés financiers nationaux et internationaux».

Les comptes privé et commercial en francs suisses ne sont pas concernés par ce changement, a souligné Postfinance dans un communiqué.

FMI: analyse approfondie

du secteur financier suisse Le Fonds monétaire international (FMI) a effectué une analyse approfondie du secteur financier suisse, a annoncé hier le Secrétariat d’Etat aux questions financières internationales (SFI). L’examen portait sur la stabilité du secteur financier et la conformité du dispositif helvétique aux normes internationales dans la surveillance des banques et des assurances, ainsi que sur la réglementation du commerce des valeurs mobilières.

Les résultats de l’évaluation seront publiés au printemps 2014, a précisé le SFI dans un communiqué. Le FMI évalue tous les cinq ans le secteur financier. Les pays qui disposent d’une place financière d’importance internationale doivent régulièrement faire l’objet d’un examen.

Vers plus de (vraie) transparence Les frais de gestion de fortune dans la prévoyance professionnelle vont devoir être indiqués très clairement.

Une contrainte supplémentaire. SYLVAIN VÉRON* PHILIPPE BARRAS**

La Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP) a publié en avril dernier la version définitive de sa Directive relative à l’indication des frais de gestion de fortune dans les comptes annuels des Institutions de Prévoyance (IP).

Ce faisant, la CHS PP a précisé ses attentes en matière de transparence à l’attention des différents acteurs de la prévoyance professionnelle et a simultanément fixé au 1er janvier 2014 l’entrée en vigueur de ces directives. Les institutions de prévoyance (IP) auront donc en fin de cette année une tâche supplémentaire à accomplir, qui peut s’avérer délicate. Elle devront prendre le temps, lors de leur prochain conseil de fondation, de procéder à une analyse complète de ces frais de gestion.

La base légale est constituée de l’article 48a de l’OPP2, remanié et complété au 1er janvier 2012 dans le cadre de la réforme structurelle. La directive CHS PP vise en premier lieu les placements collectifs (fonds de placement ou fonds de fonds), mais également les fonds à investisseur unique (Private Label Fund), les produits structurés, les instruments dérivés, les sociétés d’investissement, les sociétés à participation financière et les sociétés immobilières.

Afin de clarifier certaines notions et d’uniformiser le vocabulaire, la directive identifie trois niveaux de frais, à savoir les frais déjà aujourd’hui apparents au niveau de l’institution (1er niveau), les frais déduits du rendement de la fortune des véhicules de placement (2e niveau) et les frais présents dans les structures de fonds de fonds (3e niveau).

Des catégories de frais sont également déterminées.

Le TER (Total Expense Ratio) comprend l’ensemble des charges liées à la gestion de la fortune du fonds. Le TTC (Transactions and Tax Cost) correspond aux frais de transaction et d’impôt. Enfin, le SC (Supplementary Cost) englobe les autres frais à la charge de l’IP et qui ne peuvent pas être attribués à un

culé selon une méthode agréée par la CHS PP. Ensuite, il ne doit pas dater de plus de 18 mois. Enfin, il doit être validé par le réviseur du fonds.

Le site internet de la CHS PP renseigne de manière claire sur ces éléments. Une fois que la caisse de pension a calculé la somme de tous les indicateurs de frais, elle doit alors faire figurer le chiffre obtenu dans

juste et fidèle de la réalité au niveau des frais de gestion de fortune (true and fair view) et que, pire encore, les décisions d’investissement de la caisse de pension s’en trouvent malencontreusement biaisées.

Il est en effet fondamental que celles-ci soient prises d’une part sur la base d’informations fiables et, d’autre part, dans une perspective trian-

IL INCOMBE AUX CAISSES DE PENSION D’IDENTIFIER LES PRODUITS FINANCIERS QUI NE DONNENT PAS UNE TRANSPARENCE SUFFISANTE SUR LEUR COÛT ET DE LES MENTIONNER DANS LES COMPTES ANNUELS. véhicule de placement en particulier. Désormais, il incombe donc aux caisses de pension d’identifier, dans leur portefeuille, les produits financiers qui ne donnent pas une transparence suffisante sur leur coût et de les mentionner explicitement dans l’annexe aux comptes annuels.

Le conseil de fondation se voit ainsi confier la mission d’analyser attentivement cette liste de produits non-transparents et de statuer, annuellement, sur leur maintien ou non dans le portefeuille de l’IP. Pour le reste, la caisse de pension est dans le devoir de calculer, pour chaque produit présentant un niveau de transparence satisfaisant, un indicateur de coût.

Ce dernier s’obtient par la multiplication de la position détenue dans le portefeuille au 31 décembre (nombre de parts du fonds de placement XY) par le TER du produit financier concerné. A noter que le TER utilisé dans ces calculs doit remplir trois exigences principales pour franchir l’étape de validation par l’organe de révision: il doit d’abord être cal-

son compte d’exploitation, au titre de charges financières (lettre T de la norme RPC 26).

Comme l’impact sur le résultat final doit être nul, la caisse de pension doit veiller à inscrire parallèlement un produit fictif en augmentation de la performance de son portefeuille d’actifs.

D’un point de vue purement comptable, on peut le constater, la prise en compte de produits ou de charges sans pièce comptable à l’appui est un exercice pour le moins particulier. Mais là ne réside pas le seul point faible de cette directive. En effet, la simple «photographie» du portefeuille ainsi réalisée le 31 décembre et à la base des différents calculs fait abstraction des éventuels (et probables) mouvements intervenus durant l’exercice (augmentation ou diminution des positions consécutives aux transactions de vente et d’achat réalisées par le gérant d’actifs).

Cela peut présenter plusieurs risques. Le principal, bien présent et identifié, est que le montant des coûts publié dans les comptes annuels ne donne pas une image

gulaire liant le coût, le risque et la performance de chaque produit de placement.

Un autre risque éventuel pourrait être que le réviseur, devant l’absence de consistance du calcul des frais de gestion, refuse, voire rejette les comptes. A l’avenir, il semble dès lors primordial pour les IP de recourir à des solutions et des outils permettant d’améliorer significativement la qualité et la précision du calcul des frais de gestion de fortune.

Une telle infrastructure de reporting est extrêmement complexe à mettre en place. Les IP vont sans doute devoir rechercher le soutien d’un dépositaire global (Global Custody - Asset Servicing) ayant la capacité à leur offrir une solution robuste et des prestations adaptées, telles que l’établissement d’une véritable pièce comptable complète (coûts TER implicites par catégories) remplissant les principes de matérialité et de permanence, les annexes détaillées contenant notamment la liste des placements non transparents

Le Valais rejoint la catégorie 2 La Banque cantonale valaisanne a été suivie par celle de Schaffhouse.

La Banque cantonale du Valais (BCVs) a annoncé hier son inscription en catégorie 2 du programme américain destiné à résoudre le conflit entre les banques suisses et le fisc américain.

L’établissement ajoute n’être actif que sur le seul territoire valaisan et n’avoir jamais ciblé le marché américain «par souci de sécurité juridique».

Il a été rejoint dans la

matinée par la Banque cantonale de Schaffhouse (SHKB). Les implications financières seront comptabilisée sur l’exercice 2013. La banque s’est refusée à détailler les coûts estimés et les provisions mises de côtés dans ce cadre. «Une fois déduites toutes ces incidences, le résultat de l’exercice 2013 devrait être au moins aussi bon que celui de 2012, qui avait constitué un record», a assuré un porte-parole contacté par AWP.

L’an dernier, la BCVs avait dégagé un bénéfice net de 54,8 millions de francs.

Cette performance devrait permettre au conseil d’administration de proposer un dividende au moins égal aux 25% du bénéfice versés aux actionnaires au titre de l’an dernier, lors de l’assemblée générale le 14 mai 2014. Le choix de se placer parmi les banques qui ont de bonnes raisons de croire qu’elles ont violé le droit fiscal américain répond aux recommandations de prudence du gendarme des marchés financiers Finma, la BCVs n’étant pas en mesure d’exclure que tous ses «quelques» clients américains

aient respecté leurs obligations fiscales.

La présence de ceux-ci dans son portefeuille clients s’explique principalement par le caractère touristique du canton du Valais, justifie la banque dans son communiqué. La SHKB s’est également inscrite dans la catégorie 2 hier mardi, estimant que «la sécurité des clients» était au centre de ses préoccupations. «D’éventuelles conséquences financières sont tout à fait gérables pour la banque», a ajouté la SHKB sans plus de précision.

Hypo Lenzburg participe aussi La BZ Bank pas concernée La Hypothekarbank de Lenzburg va participer au programme américain visant à régler le différend fiscal avec la Suisse.

Elle compte se ranger dans la catégorie 2, a-t-elle annoncé mardi dans un communiqué. Cette décision fait suite à une analyse approfondie des données afin de garantir la sécurité juridique, précise le communiqué de l’établissement.

Toutefois, la banque n’exclut pas de changer d’avis et d’intégrer plus tard la catégorie 3. La banque a ainsi suivi les directives de la Finma, qui recommandaient la catégorie 2 aux banques ne pouvant pas exclure qu’un de leurs clients américains ne soit pas en conformité avec le fisc américain, a-t-elle indiqué.

Hypothekarbank Lenzburg indique toutefois ne dénombrer qu’un nombre restreint d’»US persons» parmi sa clientèle. En outre, la banque est orientée majoritairement sur une clientèle régionale, avec des activités de banque de détail.

La BZ Bank ne participera pas au programme américain de régularisation fiscale, a dit à l’agence AWP son porte-parole Ralph Stadler.

Après examen, la société contrôlée par le financier Martin Ebner a estimé qu’il n’y avait pas de raison de croire qu’elle avait enfreint la législation américaine. Ces déclarations ont été faites lundi en marge de la publication des résultats annuels de BZ Bank. L’exercice 2012/13 clos fin novembre boucle sur un bénéfice de 17,8 millions de francs, près de 70% de plus qu’un an auparavant. Le produit des commissions et services, activité principale de la BZ Bank, a fortement contribué à cette progression.

Il est ressorti à 20,1 millions de francs, soit 3,8 millions de plus que durant l’exercice précédent. Les dépôts de la clientèle ont pour leur part crû à 7,1 milliards de francs, ou 2,1 milliards de plus, et l’apport net d’argent frais s’est inscrit à 38,4 millions. – (ats)

et, bien au-delà, la production d’un rapport de gestion plus complet prenant en compte l’intégralité des coûts relatifs à la gestion de fortune (comme les frais de transactions et d’impôts, les coûts de transactions implicites… qui ne sont pas à ce jour prévus dans la Directive).

En effet, bien plus que le respect strict des exigences réglementaires, il paraît clair qu’un rapport sur la transparence des coûts doit devenir pour les IP un véritable outil de management et une partie intégrante d’un rapport d’investissement parfaitement structuré. Dans une telle approche, les coûts de gestion de la fortune se calculent quotidiennement sur la base des cours et des positions du jour. Outre les objectifs classiques de performance et de risque, il est désormais pertinent de définir des objectifs de coûts et d’optimiser ainsi le rapport performance/coût des investissements.

C’est une nouvelle dimension dans la gestion des caisses de pension. Bien au-delà de ce qui peut apparaître comme une contrainte administrative supplémentaire, cette Directive offre donc une opportunité réelle pour les caisses de pension de se doter des outils permettant une gestion optimale des coûts, dans l’intérêt des assurés.

Dernier point, essentiel, il est indispensable que la mise à disposition d’une telle infrastructure soit accompagnée d’un conseil de premier ordre, dispensé par des équipes spécialisées dans la prévoyance professionnelle, susceptible de mettre l’IP en situation de prendre les meilleures décisions possibles en matière de gestion de la fortune de ses assurés.

* UBS Asset Servicing ** UBS Clientèle institutionnelle

Tom Hayes a plaidé non coupable LIBOR. L’ancien courtier d’UBS et de Citigroup était hier devant la justice britannique. L’ancien courtier des banques suisses UBS et Citigroup Tom Hayes a plaidé non coupable hier devant la justice britannique.

Il est un personnage central du scandale de la manipulation du taux interbancaire Libor. Deux employés de la maison de courtage RP Martin, Terry Farr et James Gilmour, eux aussi inculpés, ont également plaidé non coupables lors d’une audience au tribunal londonien de Southwark. Leur procès devrait se tenir début 2015. M. Hayes est accusé de huit infractions en bande organisée pour avoir manipulé le Libor et d’autres taux interbancaires entre août 2006 et septembre 2010.

L’homme de 33 ans aurait agi ainsi aux côtés d’employés des banques et maisons de courtage RP, Martin, Citigroup, UBS, Deutsche Bank, ICAP, JP Morgan Chase, etc.

SUISSE

mercredi 18 décembre 2013 PAGE 7

Quelque 5% des dépenses vont à la culture Les ménages suisses ont consacré 11 milliards de francs par an pour les dépenses culturelles entre 2009 et 2011.

Cela correspond à 272 francs par mois et par ménage. L’Office fédéral de la statistique (OFS) a publie pour la première fois les chiffres sur les dépenses culturelles des ménages suisses. Les dépenses culturelles se répartissent en deux secteurs principaux: «contenus et services» comme les livres, les films, la musique, les entrées au musée ou au cinéma et «matériel et biens», qui regroupe les téléviseurs, radios, ordinateurs, appareils photo, instruments de musique ou oeuvres d’art.

Pour la première catégorie, les dépenses sont de 7,7 milliards de francs par an (ou 190 francs par mois et par ménage), contre 3,3 milliards pour la

deuxième (82 francs par mois et par ménage). Les plus gros postes sont consacrés aux médias: 2,6 milliards vont aux abonnements et redevances radio et télévision (48 francs), supports audio et vidéo (11 francs) et au cinéma (5 francs).

Suivent 2,2 milliards pour les appareils de lecture et de réception comme les ordinateurs et modems (26 francs), téléviseurs et appareils vidéo, DVD et accessoires (21 francs), ainsi que les appareils radio et audio (7 francs). Les imprimés avalent 2,1 milliards: journaux et périodiques 33 francs, les livres et brochures 20 francs. Enfin, 1,3 milliard de francs sont consacrés

Le KOF fait toujours preuve d’optimisme CONJONCTURE. Le centre de recherche de l’EPFZ escompte une croissance de 2,2%.

Contre 2,1% il y a trois mois. A l’image d’autres instituts de prévisions conjoncturelles, le KOF a révisé en légère hausse son attente en la matière, le centre de recherches zurichois escompte désormais une croissance de 2,2%, contre 2,1% il y a trois mois. Et l’embellie devrait se poursuivre en 2015, avec une nouvelle progression du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse 2,3%, écrit le centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

Pour l’année en cours, la croissance devrait s’établir à 1,9%. La dynamique conjoncturelle devrait se renforcer dans la majorité des pays industrialisés, anticipent les chercheurs des bords de la Limmat.

Une évolution favorable qui continuera de bénéficier du soutien de la politique monétaire expansive des banques centrales. Un constat valable pour les Etats-Unis, mais aussi pour l’Europe. En revanche, l’optimisme est plus mesuré pour les pays émergents, notamment pour certains poids lourds parmi ces derniers. De ce fait, l’économie mondiale affichera une dynamique globale marquée du sceau de la retenue. Laissant leurs prévisions pour les deux prochaines années quasiment inchangées, les prévisionnistes zurichois estiment que la croissance helvétique bénéficiera une nouvelle fois du fort soutien de la consommation privée.

Celleci devrait gagner 2,2% l’an prochain, pour ralentir à une hausse de 1,9% en 2015. En revanche, les dépenses publiques devraient afficher un rythme nettement plus faible, soit une progression de 0,4 en 2014, avec toutefois une accélération à 1,6% l’année suivante.

Le KOF explique la faiblesse de l’an prochain par les mesures d’économies de nombreux cantons. Au regard de l’année qui s’achève, la différence la plus marquante interviendra cependant au niveau du commerce extérieur de la Suisse. Sous l’effet de la relance dans les pays industrialisés, les exportations de marchandises et de services bondiront de respectivement 3,8% et 4,7% l’an prochain (4,1% pour l’ensemble des livraisons).

Et, à la faveur de cette relance conjoncturelle, la cadence s’accé-

lérera encore l’année suivante, avec une croissance de 5,8%. Quant aux importations, elles gagneront 3,2% en 2014 et 5,9% en 2015.

Cette année, ces dernières progresseront de 0,2% et les exportations de 1,3%. Des évolutions qui contribueront également à une embellie sur le front de l’emploi, ce dernier progressant de 1,5% en 2014 et 1,8% en 2015. Mais cette amélioration ne se traduira pas par une réduction substantielle du taux de chômage, nombre de chômeurs ne présentant pas les qualifications requises pour les postes vacants.

Le KOF escompte des taux de chômage moyen de 3,1% l’an prochain et 3% l’année suivante. Côté prix, ces derniers n’afficheront qu’une hausse très modérée. Le taux d’inflation devrait s’établir à 0,3% en 2014 et 0,7% en 2015. Une évolution qui reflétera la faible augmentation des salaires, conséquence du renchérissement négatif en 2013 et cette année. La construction continuera quant à elle de présenter une tendance favorable, à la faveur de carnets de commandes richement garnis dans le domaine du logement, d’un important volume de projets de travaux publics et de l’extension constante des infrastructures de santé.

Les investissements devraient dès lors s’étoffer de 2% en 2014. Mais la dynamique cessera l’année suivante. Le KOF relève que les dépenses de construction vont se contracter, en particulier dans les régions touristiques, en raison de l’initiative Weber sur les résidences secondaires.

Pour mémoire, la semaine passée, la Banque Nationale Suisse a laissé inchangée sa prévision de croissance pour l’année prochaine à environ 2%. Les prévisionnistes de la Banque Cantonale de Zurich se montrent un peu moins optimistes avec une hausse du PIB de 1,8% en 2014 seulement.

Les experts de Raiffeisen anticipent quant à eux une croissance de 2,6% l’an prochain et les économistes du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), tout comme ceux de BAKBASEL escompte une expansion de 2,3%. UBS et Credit Suisse projettent pour leur part une progression de 2%. – (ats)

LE KOF TABLE SUR DES TAUX DE CHÔMAGE MOYENS DE 3,1% L’AN PROCHAIN ET 3% L’ANNÉE SUIVANTE.

à l’accès internet, soit 31 francs par mois et par ménage. Outre ces médias, les ménages consomment en premier lieu des instruments de musique, des appareils photo et caméras, matériel d’écriture et dessin pour 930 millions (23 francs par mois et ménage).

Les représentations théâtrales et les concerts suivent avec 745 millions (18 francs par mois et ménage). Un léger recul s’observe entre 2010 et 2011 pour presque toutes les dépenses culturelles. Il est cependant très marqué pour les appareils de lecture et de réception, où les dépenses ont passé de 2,4 à 1,9 milliards de francs.

Cette diminution s’explique essentiellement par une baisse de plus d’un tiers des dépenses consacrées aux téléviseurs et appareils vidéo, qui sont tombées de 997 à 618 millions de francs.

L’OFS évoque la saturation du marché des appareils à écran plat ou la baisse des prix des téléviseurs. Les personnes âgées de 45 à 54 ans dépensent le plus pour la culture, celles de plus de 75 ans le moins.

Les activités culturelles augmentent avec le niveau de formation. Cette tendance est particulièrement vraie pour les livres. L’OFS n’observe pas d’écarts significatifs entre les régions linguistiques.

– (ats)

Volatilité marquée de l’économie genevoise

La pression fiscale allégée Les recettes fiscales ont représenté 28,2% du PIB suisse en 2012.

Le canton présentera une croissance supérieure au reste de la Suisse en 2014.

ELSA FLORET

La Banque Cantonale de Genève (BCGE) a présenté hier ses prévisions conjoncturelles 2014 pour l’économie genevoise (2,7%), en comparaison avec la Suisse (2%) et avec Zurich.

Cette dernière est effectivement plus proche des résultats de l’ensemble de la Suisse en termes de croissance du PIB, d’inflation et de taux de chômage. La croissance à Genève est en revanche plus volatile. Le chômage structurel y est plus élevé mais subit les mêmes changements cycliques que l’ensemble du pays. La composition de l’activité explique la volatilité de croissance.

Alors que l’industrie est prépondérante pour la Suisse, les services financiers et le commerce dominent à Genève et à Zurich, avec 50% d’influence dans la croissance. La structure d’activité est comparable entre les deux villes: avec une dominante finance pour Zurich et une proportion du commerce supérieure à Genève.

Ces deux secteurs sont très sensibles aux variables financières: les taux de change pour le secteur du commerce de détail et de gros - fort impact pour Genève - et les taux d’intérêt pour le secteur de la finance - fort impact pour Zurich.

En ce qui concerne la répartition géographique des exportations, Zurich est très exposé au marché

VALÉRIE LEMAIGRE. «La normalisation des taux d’intérêts qui ne constitue pas un frein à l’investissement.»

allemand (20%).

Ses exportations vers le Royaume-Uni (16%) sont essentiellement composées de pierres précieuses. L’Asie compte pour 39% des exportations genevoises, les Etats-Unis (11%), ce qui expose fortement Genève aux risques de change avec le dollar. Des divergences apparaissent dans la composition sectorielle de ces exportations. Alors que les produits pharmaceutiques et chimiques stabilisent les exportations suisses, l’horlogerie et les instruments de précision (68%) sont vecteur de croissance à Genève.

Zurich présente une volatilité supérieure en comparaison nationale et vis-à-vis de Genève car elle dépend des exportations de biens d’équipement et des machines (30%) qui sont plus cycliques. Les pierres et métaux précieux représentent 24% des exportations zurichoises contre 10% à Genève et seulement 5% au niveau national.

Genève devance Zurich en termes de surplus de croissance dégagée.

Contrairement à Zurich dont le différentiel de croissance - plus dépendant des taux changes - se tasse, le surplus dégagé par Genève dépend principalement des taux d’intérêt. Ce sont les variables financières qui permettent au canton genevois de faire la différence. L’écart d’inflation temporaire se réduit et le taux de chômage est en repli grâce au commerce extérieur, selon la BCGE.

La Suisse, dont la reprise est tirée par les entreprises qui supplantent la consommation privée, s’inscrit dans un environnement mondial de reprise modérée, sans pressions inflationnistes.

Cette reprise est confirmée par le sentiment des investisseurs selon l’indicateur PMI de confiance industrielle dans la manufacture, menée par les Etats-Unis et la Suisse.

Cette dernière est bien positionnée pour la reprise des entreprises avec des efforts de productivité et de compétitivité structurelles qui lui assurent la première position en termes d’innovation, de nouvelles technologies et du pôle sciences de la vie. «Le contexte international prévoit une normalisation des taux d’intérêts qui ne constitue pas un frein pour l’investissement pour autant qu’il n’y ait pas d’accident du côté des Etats-Unis», estime Valérie Lemaigre, économiste en chef.

Les recommandations de placement Selon BCGe, la conjoncture offre plusieurs opportunités aux acteurs économiques sur la place de Genève, à savoir un climat d’affaires orienté vers la croissance, une stagnation des prix de l’immobilier et des conditions de financement attractives, malgré une progression des taux longs.

Euronext ipo 2020 bruxelles grecque

La banque recommande aux entreprises d’exploiter les opportunités de croissance, notamment à l’exportation (Etats-Unis, Asie, pays émergents). Il est opportun de procéder à une analyse de son portefeuille de dettes et de se refinancer sur le long terme. Il est essentiel de gérer au mieux une marge de manœuvre de liquidités, notamment par le suivi de ses débiteurs.

Gérer une partie de son risque de change et trouver des solutions de financement supplémentaires comme le leasing de biens d’équipement ou le prêt professionnel, est utile. Il est conseillé d’augmenter la proportion de financements à long terme, de gérer son risque de taux en couvrant une partie de celui-ci et d’exploiter les opportunités de fusions et d’acquisitions.

Du côté des particuliers, la BCGE suggère en réponse à son scénario conjoncturel, en matière de placement, de privilégier les investissements en actions de grande qualité, de manière hautement diversifiée et de sous-pondérer la partie obligataire.

On peut également profiter des taux bas pour financer des travaux de rénovation et d’amélioration et fixer ses taux hypothécaires à long terme, en contractant, si nécessaire, des taux forwards pour les prêts échéant dans les 24 prochains mois. Il est recommandé d’examiner attentivement les prix, en cas d’achat de bien immobilier. Enfin, dans le cas d’un projet d’acquisition de son logement, il faut prévoir une part de fonds propres en liquidités suffisantes.

Enfin, il est souhaitable d’optimiser sa prévoyance privée par des rachats de cotisations dans sa caisse de retraite et l’ouverture de comptes 3a ou 3b. Il est églament recommandé de diversifier ses actifs de prévoyance avec des fonds de placement. (EF)

La pression fiscale a été légèrement adoucie en Suisse en 2012, contrairement à une majorité d’autres pays de l’OCDE. Selon des données provisoires, elle s’est affichée à 28,2% du PIB, pour une moyenne OCDE de 34,6%.

Globalement, l’augmentation du taux de prélèvements obligatoires dans l’OCDE, c’est-à-dire des recettes fiscales en proportion du produit PIB, s’est poursuivie l’an dernier, prenant 0,5 point à 34,6% contre 34,1% en 2011 et 33,8% en 2010. Cette pression fiscale a augmenté dans 21 des 30 pays sur les 34 membres de l’OCDE pour lesquels des données sont disponibles pour 2012, et elle a diminué dans neuf pays seulement. Parmi ceux-ci la Suisse, où elle a reculé de 0,4 point par rapport à 2011.

A titre de comparaison avec les pays voisins, la pression fiscale calculée pour 2012 par l’OCDE affiche un ratio recettes fiscales/PIB de 45,3% pour la France, de 44,4 pour l’Italie, de 43,2 pour l’Autriche, et de 47,6% pour l’Allemagne. Aux Etats-Unis, il se limite à 24,3%, alors que le RoyaumeUni avec 35,2% se situe pratiquement dans la moyenne OCDE. La tendance globale à la hausse s’explique avant tout par la reprise économique qui a provoqué une augmentation des recettes plus rapide que l’augmentation des revenus.

A cela se sont ajoutées des réformes alourdissant la fiscalité et élargissant la base d’imposition, relève le rapport de l’OCDE.

La France fait partie des pays qui ont le plus augmenté la pression fiscale en 2012 avec une hausse de 1,2 point sur un an. Elle a également le ratio impôts/PIB le plus élevé, derrière le Danemark (48%) et ex aequo avec la Belgique.

– (ats)

FRIBOURG: hausse des impôts en 2014 La Ville de Fribourg augmente ses impôts pour les personnes physiques et les entreprises dès le 1er janvier. Le Conseil général a voté hier une hausse du coefficient de 77,3% à 81,6%.

La décision est tombée par 41 voix contre 33 et 3 abstentions, deux mois après le rejet de la première mouture. Les Verts ont fait pencher la balance. Fin septembre, ils avaient renvoyé l’objet au Conseil communal.

Cette hausse rapportera environ 5,6 millions par an.– (ats)

PAGE 8 mercredi 18 décembre 2013

MARCHES & PRODUITS Le dollar devrait se renforcer face au franc Le franc devrait perdre du terrain par rapport au dollar l’an prochain, estime Credit Suisse.

En revanche, le numéro deux bancaire helvétique juge équitable le cours de l’euro par rapport au franc. Le potentiel d’appréciation de la monnaie unique reste faible. Le phénomène reflète la faible différence en matière de taux d’intérêt entre la zone euro et la Suisse, écrit hier Credit Suisse dans un communiqué concernant sa publication «Swiss Strategy and Relative Value». Selon la grande banque, le cours entre l’euro et le franc est proche de l’équilibre.

Ces dernières semaines, la devise européenne s’est légèrement affaiblie au regard du franc passant de 1,23 à 1,22 franc, soit deux centimes de plus que le cours plancher fixé par la Banque nationale suisse (BNS). Pour mémoire, l’institut d’émission ne partage pas l’avis des économistes de Credit Suisse.

Pas plus tard que la semaine passée, le président du directoire de la BNS, Thomas Jordan, a répété que le franc demeure surévalué par rapport à l’euro. Il a relevé que la différence en matière d’inflation avec la zone euro s’est sensiblement réduite. Cela signifie que le cours effectif réel change peu et se situe «toujours nettement audessus de sa moyenne à long terme».

Les perspectives pour le cours du franc par rapport au dollar apparaissent sous un jour plus favorable pour la BNS. Après un déclin à mi-novembre, le billet vert s’est repris par rapport à la devise helvétique, tout en demeurant encore loin de la parité.

Actuellement, un dollar vaut 88 centimes, soit son niveau le plus bas depuis l’automne 2011. Credit Suisse base son appréciation sur deux éléments.

D’une part le franc reste cher par rapport au dollar et d’autre part les analystes de l’établissement zurichois estime que le billet vert bénéficiera d’un soutien accru du point de vue du taux d’intérêt dès que la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, limitera ses achats d’obligations. – (ats) MARCHÉ DES CHANGES

L’EURO RECULE FACE AU DOLLAR L’euro reculait un peu face au dollar hier, après que le projet de budget américain a passé une étape cruciale au Sénat, dans un marché toujours prudent avant le début d’une réunion de deux jours de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Vers 17h GMT (18h à Paris), l’euro valait 1,3751 dollar contre 1,3761 dollar lundi soir. La monnaie unique européenne reculait aussi face à la devise nippone, à 141,13 yens contre 141,77 yens lundi.

Le dollar perdait du terrain face à la monnaie japonaise, à 102,62 yens contre 103,02 yens la veille. La devise helvétique montait face à l’euro, à 1,2196 franc suisse pour un euro, et se stabilisait face au dollar, à 0,8869 franc suisse pour un dollar.

SMI DU JOUR: -0.32%

SMI 10 JOURS: -3.46%

SMI ANNUEL: +13.45%

BANQUES: -1.37%

TÉLÉCOM.: +0.95%

7910

8150

8500

615

776

7860

8040

7500

613

773

7810

7930

6500

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5500

609

7760

767 09:00 11:00 13:00 15:00 17:00

09:00 11:00 13:00 15:00 17:00

09:00 11:00 13:00 15:00 17:00

SIX SWISS EXCHANGE - MARCHÉ SUISSE

Le soutien de Nestlé a compensé la baisse des valeurs bancaires Les inquiétudes sur la décision de la Fed ont maintenu les investisseurs dans l’expectative.

Une nomination et des notes d’analystes ont fait réagir. ACTELION: +2.42%

NESTLÉ: +0.47%

SWISSCOM: +0.95% 465

64.5

73

72

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70

LES TITRES DU SMI No. val. Nom

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09:00 11:00 13:00 15:00 17:00

09:00 11:00 13:00 15:00 17:00

La Bourse suisse a terminé dans le rouge hier.

L’indice des valeurs vedettes SMI a perdu 0,32% à 7830,98 points, le SLI 0,39% à 1200,52 points et le SPI 0,31% à 7483,61 points. Les investisseurs sont toujours sur la réserve avant d’être fixés sur le sort de la politique monétaire américaine. La reprise attendue après la dernière correction se fait attendre et le scénario d’un rallye de fin d’année semble s’estomper.

Sur les 30 valeurs vedettes de la cote, 18 ont ainsi cédé du terrain, onze en ont gagné et Givaudan a opté pour un statu quo. Les perdants ont dominé au cours de la dernière heure de négoce, notamment les bancaires.

Julius Bär a ainsi abandonné 3,6%, sans nouvelle fondamentale. CS et UBS

ont cédé respectivement 1,7% et 1,2%. Les assureurs ont également été sous pression, à l’image de Swiss Life (-1,5%) et Swiss Re (-1,0%).

Le réassureur a annoncé hier le départ de son directeur financier George Quinn. Celui-ci occupera le même poste chez Zurich à partir du 30 avril 2014. La nouvelle a profité à l’assureur zurichois, qui a gagné 1,9%.

La banque Vontobel a qualifié ce changement de pertinent pour les deux parties. J. Safra Sarasin a évoqué pour sa part «une grosse perte» pour Swiss Re. Bâloise a de son côté lâché 0,8%. La filiale luxembourgeoise de l’assureur a repris les activités de son homologue belge P&V Assurances dans le Grand-Duché.

Par ailleurs son directeur général Mar-